Durabilité des ascenseurs : clés pour réduire la consommation d’énergie
La durabilité n’est plus un simple “plus”. C’est un moyen intelligent de réduire les coûts d’exploitation, d’améliorer le confort de l’immeuble et de répondre aux attentes croissantes en matière d’efficacité. Si l’on associe souvent la consommation d’énergie au chauffage/climatisation ou à l’éclairage, les ascenseurs peuvent aussi faire une vraie différence—surtout dans les bâtiments à forte fréquentation (copropriétés, bureaux, cliniques, hôtels ou immeubles mixtes).
Que vous envisagiez une modernisation ou que vous souhaitiez optimiser l’existant, voici les leviers les plus efficaces pour réduire la consommation énergétique des ascenseurs sans compromettre la performance ni la sécurité.
1) Comprendre où l’ascenseur consomme de l’énergie
Pour réduire, il faut d’abord identifier les principaux postes de consommation :
- Le moteur et le système de traction (lorsque l’ascenseur se déplace).
- L’éclairage de la cabine (surtout s’il reste allumé de longues heures).
- La ventilation (souvent en fonctionnement continu).
- L’électronique de commande (consommation en veille).
- L’état mécanique (frottements, désalignements et usure augmentent l’effort et la consommation).
Une entreprise spécialisée peut mesurer ces consommations et proposer des actions avec le meilleur retour sur investissement.
2) Moderniser le système d’entraînement
Parmi les améliorations les plus rentables, on retrouve la modernisation du “cœur” de l’ascenseur :
Variateur de fréquence (VFD / VVVF)
Le variateur permet au moteur de fonctionner plus efficacement, avec des démarrages et arrêts progressifs, ce qui réduit les pics de consommation. Il améliore aussi le confort (moins d’à-coups), limite l’usure et peut réduire les coûts de maintenance.
Moteurs gearless et systèmes plus efficaces
Dans de nombreux cas, les systèmes modernes “gearless” réduisent les pertes dues aux frottements et améliorent l’efficacité globale, notamment dans les bâtiments avec de nombreux trajets par jour.
3) Entraînement régénératif (récupération d’énergie)
Pour les ascenseurs très sollicités, la technologie régénérative peut être un levier majeur : lors du freinage ou d’une descente avec charge, le système peut renvoyer de l’énergie vers le réseau électrique du bâtiment au lieu de la dissiper sous forme de chaleur. Ce n’est pas toujours indispensable, mais dans les grandes copropriétés, bureaux ou bâtiments à fort trafic, les économies peuvent être significatives.
4) Éclairage LED et extinction intelligente
L’éclairage peut devenir un coût énergétique constant si la cabine reste allumée en continu.
- Passer en LED réduit la consommation et les remplacements.
- Des détecteurs de présence ou des minuteries éteignent la lumière lorsque la cabine n’est pas utilisée.
- Dans les immeubles à trafic intermittent, l’impact sur la facture est souvent immédiat.
5) Ventilation efficiente : moins d’heures, plus de contrôle
De nombreux ascenseurs laissent le ventilateur fonctionner des heures sans nécessité réelle. Solutions simples :
- Minuterie de ventilation (fonctionne après un trajet puis s’arrête automatiquement).
- Ventilateurs plus efficaces (moins de watts par heure d’usage).
- Réglages de commande pour éviter le fonctionnement continu.
C’est une action accessible, peu coûteuse, et efficace.
6) Mode veille et “sleep mode” au niveau du contrôleur
Les contrôleurs récents peuvent passer en mode basse consommation en l’absence d’activité, réduisant la consommation “invisible” la nuit ou en périodes creuses. Si l’installation est ancienne, il est utile de vérifier si ces fonctions sont disponibles ou si une mise à niveau du contrôleur améliorerait l’efficacité et la fiabilité.
7) Réduire les frottements grâce à un bon réglage mécanique
Parfois, l’efficacité ne vient pas d’un nouvel équipement, mais d’un système bien réglé :
- Guides en bon état et correctement lubrifiés.
- Roulements et composants peu usés.
- Portes bien calibrées (moins de cycles inutiles et moins d’effort).
- Nivelage précis (moins de corrections et de micro-mouvements).
Cela rejoint directement la maintenance préventive : un ascenseur mal réglé consomme plus, tombe plus souvent en panne et offre une expérience moins confortable.
8) Maintenance préventive : le levier durable “invisible”
La durabilité, c’est aussi prolonger la durée de vie. Maintenir un ascenseur en bon état réduit les déchets, évite des remplacements prématurés et limite les coûts imprévus.
Une maintenance préventive solide permet de :
- Détecter une surconsommation liée à l’usure.
- Éviter les pannes nécessitant des interventions urgentes (souvent plus coûteuses).
- Conserver les performances réelles de l’installation dans le temps.
9) Bonnes pratiques d’usage dans l’immeuble
Sans compliquer le quotidien, quelques réglages et habitudes peuvent aider :
- Optimiser le temps d’ouverture des portes (ni trop long, ni trop court).
- Limiter les trajets répétés inutiles aux heures de pointe lorsque des alternatives existent.
- Dans les bâtiments équipés de plusieurs ascenseurs, mettre en place une gestion plus intelligente des appels pour mieux répartir les trajets.
10) Audit énergétique et plan d’amélioration par étapes
Inutile de tout faire d’un coup. Un plan efficace s’organise souvent en trois niveaux :
- Actions rapides et peu coûteuses : LED, minuteries, gestion de ventilation, vérification de la veille.
- Optimisation technique : variateur, réglages de commande, contrôle mécanique complet.
- Modernisation avancée : régénération, remplacement de la machinerie, rénovation complète.
Une entreprise d’ascenseurs expérimentée peut vous aider à prioriser selon l’usage, l’âge de l’équipement, le budget et les objectifs d’économies.
Ascenseurs durables : économies, confort et valeur du bâtiment
Réduire la consommation énergétique des ascenseurs est tout à fait possible grâce à la modernisation, à une commande intelligente et à une maintenance préventive régulière. Le résultat ne se limite pas à une facture plus faible : l’expérience utilisateur s’améliore, les pannes diminuent et la valeur du bâtiment augmente.
Pour commencer, l’idéal est de réaliser un diagnostic technique et de définir un plan d’amélioration par étapes. L’efficacité, ce n’est pas “tout remplacer”, c’est choisir les bonnes améliorations dans le bon ordre et maintenir l’installation pour qu’elle reste optimisée.